Magazine Culturel Français-Español #47

Consultez votre Magazine de la rentrée en cliquant sur l’image. 
Découvrez dans ce numéro l’hommage à João Gilberto, la 4e partie de l’histoire de la Salsa, 
et la route du Jaguar : 

🇫🇷 EDITORIAL 47 : Les peuples autochtones 

Notre seul problème dans ce monde, c’est de répéter « que nous ne pouvons rien changer ». Nous croulons sous la pollution, les guerres, les maladies, les inégalités, et nous ne pouvons pas les stopper parce que, sinon, le monde se paralyserait, les économies et l’emploi chuteraient. « Il faut de la croissance ! Une croissance sans limites sur une planète limitée. L’argent est la solution à tout. » Plus personne ne croit que quelqu’un trouvera la solution à nos problèmes parce que nous pensons que rien ne peut être changé, que l’on ne peut pas sortir de ce cercle vicieux. Nous devons maintenant nous tourner vers les peuples indigènes qui ont traversé l’histoire tout en conservant la planète, en multipliant la nature et en utilisant juste le nécessaire pour leur survie sans accumuler les déchets de manière incontrôlée. Nous enterrons au fond de la mer les produits radioactifs et les déchets de la construction des armes nucléaires. Ce n’est pas un problème économique, comme le soutiennent ceux qui sont à la tête des économies du monde. C’est plutôt un problème psychologique, spirituel ou d’éducation comme le disent les indigènes. Dans certaines tribus, qui survivent encore aujourd’hui, la terre appartient à tous, les maisons sont construites pour tous, les outils sont à tous et tout ce qui est produit appartient à tous. Comment pourrait-il y avoir de voleurs ? Dans de nombreuses communautés, le possessif “mon” n’existe pas et le “je” existe uniquement pour exprimer une unité, pas la possession. Il n’y a pas de hiérarchies mais des personnes qui partagent leurs connaissances et leurs expériences avec les autres. Nous avons beaucoup à apprendre des peuples autochtones qui ont conservé leur relation avec la nature. Nous n’allons pas retourner vivre dans la jungle, mais nous pouvons changer nos mentalités et agir en accord avec nos pensées. De ce point de vue-là, les peuples indigènes ont des siècles d’avance sur nous en matière de civilisation. Ce sont les personnes qui constituent la société, et non pas la société qui crée les personnes. C’est pour ça qu’en changeant, l’individu change la société. Arrêtons de culpabiliser les autres, arrêtons de nous mentir : nous vivons dans un monde irréel et séparé de la nature, cette nature dont nous faisons partie et qui est la seule réalité.


🇪🇸 EDITORIAL 47: Los pueblos originarios

El único problema de nuestro mundo actual es el de repetir « que nada se puede cambiar ». Estamos llenos de contaminación, guerras, enfermedades, desigualdades que no podemos detener porque el mundo se paralizaría, las economías y los empleos disminuirían. “_ ¡Hay que crecer!, crecer al infinito en un planeta finito. “El dinero todo lo solucionará.” Ya nadie cree que alguien tenga la solución a nuestros problemas, porque creemos que nada se puede cambiar para salir de este círculo vicioso. Debemos ahora mirar a los pueblos primarios que han atravesado la historia conservando el planeta, multiplicando la naturaleza y utilizando lo necesario para su subsistencia sin crear basureros incontrolables de desperdicios. Estamos enterrando en el fondo del mar los productos radiactivos, desechos de la construcción de armas nucleares. El problema no es económico, como lo plantean quienes manejan las economías del mundo. Es más bien sicológico o de educación o espiritual como dicen los indígenas. En algunas tribus que aun sobreviven; la tierra es de todos, las casas son construidas por todos, los útiles son de todos, lo que producen es de todos, ¿cómo podría haber allí ladrones? En muchas comunidades no existe el posesivo “mío”, el “yo” existe como unidad no como posesión. No hay jerarquías sino personas que comparten sus conocimientos y experiencias con otros. Los pueblos originarios que han mantenido su relación con la naturaleza tienen mucho que enseñarnos. No vamos a volver a la selva, pero podemos cambiar mentalmente y actuar como pensamos, en esto, los indios nos llevan siglos de adelanto en ser civilizados. Las personas conformamos la sociedad, no es la sociedad la que crea personas; por eso es que cambiando el individuo cambia la sociedad, no sigamos culpabilizando a otro ni diciéndonos mentiras, vivimos en un mundo irreal lejos de la naturaleza de la cual hacemos parte y esta es la única realidad.

Téléchargez la version PDF du magazine // Descargar la revista en Pdf

Magazine Digital Français-Español #46

Consultez votre Magazine de l’été #46 en cliquant sur la Couverture ci-dessous. 
Découvrez dans ce numéro la 3e partie de l’Histoire de la Salsa, la ville de Panama et bien plus encore :  

Magazine El Café Latino #46

🇫🇷 EDITORIAL 46 : 

Simón Bolívar a proposé sa vision d’une Amérique latine fédérée autour d’une capitale commune : Panama. Le rêve de tout homme en quête d’union… Mais pour cette fois, l’éditorial laisse la parole à cette pensée à laquelle nous n’avons rien trouvé à ajouter : Magnifique métaphore… « On dit qu’avant d’entrer dans la mer, le fleuve tremble de peur. Il se retourne pour voir le chemin parcouru, les sommets des montagnes, la longue route sinueuse qui traverse forêts et villages, et voit devant lui un océan si vaste qu’y pénétrer semble signifier disparaître à jamais. Mais il n’y a pas d’autre moyen. Le fleuve ne peut pas revenir en arrière. Personne ne peut revenir en arrière. Revenir en arrière est impossible dans la vie. Le fleuve doit prendre le risque et entrer dans l’océan. Ce n’est qu’en entrant dans l’océan que la peur disparaîtra, parce que c’est alors seulement que le fleuve saura qu’il ne s’agit pas de disparaître dans l’océan, mais de devenir océan. » Khalil Gibran


🇪🇸 EDITORIAL 46:

La visión de Simón Bolívar proponía a Panamá como la capital de una Latinoamérica federada, sueño de todo hombre consciente de querer unir y no de dividir. Pero le damos la palabra a este pensamiento en la editorial que dice mucho más: « Dicen que antes de entrar en el mar, el río tiembla de miedo. Mira para atrás todo el camino recorrido, las cumbres, las montañas, el largo y sinuoso camino abierto a través de selvas y poblados, y ve frente de sí un océano tan grande, que entrar en él solo puede significar desaparecer para siempre. Pero no hay otra manera, el río no puede volver. Nadie puede volver. Volver atrás es imposible en la existencia. El río necesita aceptar su naturaleza y entrar en el océano. Solamente entrando en el océano se diluirá el miedo, porque solo entonces sabrá el río que no se trata de desaparecer en el océano, sino en convertirse en océano” Khalil Gibran

Téléchargez la version PDF du magazine // Descargar la revista en Pdf

Magazine Digital Français/Español #45

Consultez votre Magazine socio-culturel Français/Español El Café Latino #45 en cliquant sur la Couverture.
Découvrez dans ce numéro la suite de la #SALC2019 , la 2ème partie de l’Histoire de la Salsa et bien plus encore : 

🇫🇷 EDITORIAL 45 : Liberté de penser

Dans ce numéro, nous publions un extrait de la lettre envoyée par le gouvernement mexicain au roi d’Espagne. Une lettre sans grandes répercussions médiatiques et qui a valu au Président Manuel López Obrador d’être taxé de retardataire.
Un courrier respectueux à tous égards mais dont personne ne veut approfondir la lecture, car cela obligerait à remuer et à questionner des croyances ancrées depuis l’époque coloniale.
Il faut rappeler que, lorsque l’Espagne débarque en Amérique en 1492, les chrétiens espagnols viennent à peine de reconquérir leur pays, resté aux mains des Maures pendant presque huit siècles.
La colonisation n’est jamais une bonne chose. Arriver sur les terres d’autrui et se les approprier est inacceptable. C’est un synonyme d’invasion et de vol, et certainement pas de colonisation. Le terme « colonisation », peut-être pourrons-nous l’appliquer à Mars ou à la Lune ? Et puis, toute colonisation est source de destruction et de pauvreté. En Amérique précolombienne, personne ne se tuait pour l’or.
Dans les anciennes colonies françaises, les habitants parlent français mais aussi leurs langues autochtones, ils ont conservé leurs croyances et leurs coutumes. Leurs traditions ont été respectées.
À l’inverse, dans les colonies espagnoles, tout a disparu : les langues, les religions et les coutumes ont été détruites, anéanties. Les Espagnols ont été mieux traités par les Maures.
En Amérique, tout n’a été qu’humiliation. Son histoire a été déformée. Les premiers colons se sont appliqués à convaincre les Rois catholiques et la papauté que les indigènes vouaient un culte au diable, qu’ils étaient cannibales et paresseux, et que leurs coutumes étaient en tous points contraires aux lois et coutumes d’un bon catholique. Être indigène c’est encore et toujours être coupable. Ce sentiment a si bien pénétré nos esprits que nous en sommes venus à y croire et à nous retrouver sans histoire.
Aujourd’hui, nous ne sommes ni indigènes ni occidentaux. Nous ne sommes rien parce que nous ne nous assumons pas, nous vivons dans une impasse qui nous empêche d’avancer.
« En ces terres, la pureté de sang n’existe pas. Je suis et je me sens métisse. C’est pourquoi j’af rme, dans la Lettre de Jamaïque, que nous ne sommes ni indiens ni européens. Nous sommes américains. » Simón Bolívar.
Manuel López Obrador veut rappeler à l’humanité que l’invasion de l’Amérique est la plus grande catastrophe qu’ait connue la Terre. À titre de comparaison, cette extermination ethnique a fait plus de victimes que la Shoah.
Personne ne nous rendra ce que nous avons perdu. Notre indépendance mentale nous la trouverons chez le jaguar des chamanes d’Amérique centrale et d’Amazonie, et non en imitant ce que nous ne sommes pas.


🇪🇸 EDITORIAL 45: Libertad de pensamiento

Publicamos en este número, el extracto de la carta que envió el gobierno mexicano al rey de España, carta que no tuvo mucha repercusión mediática y sí acusaron al presidente Manuel López Obrador de intemporal.
La carta respetuosa desde todo punto de vista, pero que nadie quiere leer en profundidad, porque obliga a remover y cuestionar creencias implantadas desde tiempos coloniales.
Es necesario recordar que, cuando España se encontró con América en 1492, España venia de liberarse de una colonización que duró 800 años por los Moros. VIII siglos.

Ninguna colonización es buena. No podemos aceptar que alguien llegue a la tierra de otros y se la apropie. Eso se llama invasión, robo, pero no colonizar; “tal vez” podremos colonizar Marte o la Luna. Además toda colonización lleva consigo la destrucción y pobreza. En América precolombina nadie se mataba por el oro.
En las ex colonias francesas, los habitantes hablan francés y también sus lenguas autóctonas, conservan sus creencias y sus costumbres sociales. Fueron respetadas sus tradiciones.

Por el contrario, en las colonias españolas no quedó rastro de nada; los idiomas, las religiones y las costumbres fueron arrasadas, aniquiladas. Los moros trataron mejor a los españoles.

En América todo fue denigrado, toda su historia fue tergiversada, los primeros colonos se encargaron de convencer a los reyes católicos y al papado que los “indígenas” tenían cultos con el diablo, que los “indígenas” eran caníbales y perezosos y que sus costumbre violaban todas las leyes y costumbres de un buen católico. Ser indígena era y aun es; ser culpable. Este sentimiento fue penetrando nuestra mente que pronto llegamos a creerlo y nos quedamos sin historia.
Actualmente no somos indígenas, no somos occidentales; no somos nada porque no nos asumimos, vivimos en un impase que no nos deja avanzar. “En estas tierras no se puede hablar de pureza de sangre. Soy y me siento mestizo. Por eso a rmé en la Carta de Jamaica que no somos indios ni europeos. Somos americanos. Simón Bolívar.
Manuel López Obrador quiere recordarle a la humanidad que la invasión de América es la más grande catástrofe que ha existido en la Tierra. Fue una exterminación étnica más grande que la Shoah si lo queremos comparar con algo.

Nadie nos va a devolver nada. Nuestra independencia mental la encontramos en el jaguar de los chamanes de Centroamérica y el Amazonas y no en la imitación de lo que no somos.

Téléchargez la version PDF du magazine