EDITORIAL Octobre – Octubre

 

              

Apprendre c’est changer.

Changement ! Nous voulons que le monde change sans rien changer. Impossible !

Nous sommes habitués à voir le monde comme quelque chose de séparé de nous même, quelque chose sur lequel nous ne pouvons influer ; un monde pour lequel nous n’avons aucune collaboration quant à sa formation actuelle.

Le monde tel qu’il est actuellement, c’est nous qui le formons et le soutenons ; ce monde dans lequel nous vivons, qui n’est autre que la somme de nos actes, nous contraint à vivre une vie que nous n’aimons pas, dans un monde auquel nous ne croyons pas.

Si nous sommes ainsi, nous ne pouvons changer ni coopérer au changement. Pour agir de manière différente, il est fondamental que quelque chose rentre dans notre esprit et vienne rompre la répétition mécanique de nos actes.

Ce que nous faisons en général c’est que nous déléguons nos décisions. Nous le faisons, en tant qu’employés face un patron, en tant que membres d’une famille face au chef de famille, en tant que citoyen face au président, en tant que religieux face à l’autorité, en tant que sportif face à un directeur sportif.

Et, si eux se trompent alors nous sommes rassurés car nous pouvons les critiquer ; c’est leur faute. Nous choisissons toujours ce qui est facile, ou même pire nous ne choisissons rien. Nous sommes comme un mineur à la recherche d’un tuteur à qui donner tout notre pouvoir. De plus, nous admettons le fait que nous ne pourrions rien faire de mieux.

Pour changer, nous devons tout d’abord apprendre et rendre la vie meilleure. Nous devons avoir le désir d’apprendre. Nous apprenons car nous avons l’envie et la nécessité de connaître et savoir en toute chose, et cela pour que les choses n’aient pas le pouvoir sur nous. Il existe aussi un autre extrême, qui surgit quand nous sommes las de ne pas avoir de sentiment de paix dans la vie et las de nous sentir coupables de ne pas réussir. .

C’est là, que nous nous disons «pourquoi moi?», «pourquoi les autres et pas moi? Alors, de la peur et de la douleur surgit le désir d’agir. Changer, apprendre, mais changer quoi ? Apprendre quoi ?

C’est à ce moment que je suis prêt à apprendre qu’il n’est pas bon de croire que les autres peuvent faire pour moi ce que je dois faire pour tous. Et alors, je cherche. Seul, je ne peux pas !

A ce stade, nous découvrons la socialisation de l’être humain. Pour qu’une société fonctionne bien, tous ses membres doivent s’acheminer vers un même bien-être. Il n’y a pas d’autre issue à la destruction de l’être humain, à la pollution, aux maladies, à la récidive de la bombe atomique. Cela nous y parvenons quand nous en finissons avec le stress du «moi» et que nous passons à l’intelligence d’un «tous». La seule question à la quelle il nous reste à répondre est : Combien de temps encore voulons nous continuer à souffrir ?http://youtu.be/g8VqIFSrFUU