Editoriaux

Éditorial

AMÉRIQUE LATINE
Édition: Mars 2017

Lorsque l’on vit en dehors du continent latino-américain, nous pouvons expérimenter plus facilement le fait d’être Latino-Américains. Quand nous vivions dans nos pays, l’idée d’appartenance au monde latin était plutôt un concept. À l’extérieur, les circonstances nous poussent à nous retrouver entre Latinos et à nous reconnaître comme tels.
L’histoire de l’Amérique Latine n’a pas commencé avec l’arrivée de Colomb en Amérique, et Hernan Cortès n’est pas le père de la patrie mexicaine, comme certains Espagnols aiment à le raconter. Les Brésiliens sont aussi latino-américains qu’un Panaméen, et la langue portugaise qu’ils ont reçue ne les éloigne pas d’un millimètre de l’essence latino-américaine que nous avons tous en nous.
Nous parlons en espagnol et nous pensons en espagnol, nous chantons même en espagnol mais nous ne ressentons pas comme un Espagnol. Beaucoup de gens disent que la langue est la patrie, mais celle-ci est juste un moyen de communication. On ne peut pas dire qu’un Roumain est un Italien parce que leurs langues sont d’origines latines. La géographie marque les différences dans le caractère des gens. Les personnes qui naissent en bords de mer sont plus ouvertes et aiment les extérieurs, davantage que les personnes qui naissent dans les montagnes, qui sont plus pensives. La mer n’arrête pas la vision, alors que la montagne limite la portée du regard, tout en étant plus variée.
Dans chaque pays, l’on trouve différentes cultures, mais ces cultures sont pénétrées de la même ambiance, qui les réunit au sein d’un seul et même pays. Il nous arrive la même chose à nous, Latino-Américains, le continent nous donne un même environnement en plus de l’histoire précolombienne que nous partageons. Avant Christophe Colomb, le Brésil n’était pas un pays différent des autres, ni la Barbade, ni la Jamaïque, ni bien d’autres.
En France, le Sénat de la République a instauré le 31 mai comme étant le jour de l’Amérique Latine et des Caraïbes. Date que nous devons mettre à profit pour nous montrer et montrer tout ce que l’Europe ne connaît pas encore des Latino-Américains. (Consultez l’intégralité du Magazine #32)