Magazine Culturel Français-Español #49

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Editorial 49 : Il est interdit d’interdire !

C’est un slogan de mai 68 que beaucoup de personnes s’approprient quand ils décident de prendre en main leur vie laissant de côté toutes les règles imposées et inventées par d’autres : les règles scolaires, le Code pénal, les commandements religieux, l’injonction à la réussite de la société. C’est comme rebattre les cartes.
Pourquoi interdire d’interdire ? Parce qu’en interdisant quelque chose, on crée une résistance et on réveille une curiosité qui bien souvent provoque l’effet inverse de ce que l’on veut. Dès lors que l’on interdit de manger « le fruit défendu », tout le monde veut y goûter.
Plutôt que d’interdire, il faut favoriser la compréhension de chaque acte. S’il est nécessaire de verbaliser les gens pour qu’ils ne jettent pas leurs déchets n’importe où, cela signifie qu’ils n’ont pas compris leur devoir.
Le monde a beaucoup changé et les gens ne sont plus aussi crédules que ne l’étaient leurs ancêtres. Les gens changent de travail facilement, ils voyagent, ils divorcent ou choisissent de ne pas se marier, ils ne s’accrochent plus autant aux choses. Ils sont plus flexibles et rêvent de liberté. Demain, je serai libre ! « Il vaut mieux suivre sa propre loi, même imparfaite, que la loi d’autrui, même meilleure ; il vaut mieux mourir en pratiquant sa loi : la loi d’autrui a des dangers.”
Dans ce numéro de El Café Latino, nous avons écrit sur une plante ancestrale, la coca, et les raisons qui ont mené à la multiplication des cultures depuis son interdiction. Aux États-Unis, il s’est produit la même chose avec la « loi sèche » qui a mené à l’interdiction de la vente et de la consommation d’alcool dans les années 1920. La vente d’alcool s’est alors multipliée et les mafias créées pour contrer la prohibition ont commencé à pulluler.
Al Capone était le fruit de la prohibition aux États-Unis. Avec Pablo Escobar, l’élève a surpassé le maître mais tout comme lui, il doit son destin à une interdiction. Aucun des deux n’aurait connu ce destin si ces interdictions n’avaient pas existé. Preuve en est, le rétablissement de la vente et production d’alcool aux États-Unis. Comme nous le démontrons dans notre dossier sur la coca, sans l’interdiction, nous n’aurions jamais entendu parler de Pablo Escobar.

COLLABORATION DE SCIENCES PO GRENOBLE
L’Institut de Sciences Po Grenoble démarre une collaboration avec El Café Latino pendant six mois. L’Amérique Latine vue par les étudiants de troisième année de l’IEP de Grenoble sous la direction de Sonia Berrakama. Diplômée de l’IEP de Grenoble du Master “Amérique Latine”

Editorial 49: ¡ Prohibido prohibir !

Es un viejo slogan de los años 60 que muchas personas toman como propio cuando deciden hacer de su vida lo que ellos piensan, dejando de lado todas las reglas impuestas e inventadas por otros, como las reglas del colegio, el código penal, los mandamientos religiosos, los triunfos obligatorios que nos pide la sociedad. Es como volver a barajar las cartas para un nuevo juego.
¿Por qué prohibido prohibir? Porque al prohibir se está creando una resistencia y despertando una curiosidad que muchas veces lleva a hacer lo contrario de lo que se busca. Desde que se prohibió comer “el fruto prohibido” todo el mundo se lo quiere comer. Lo contrario de prohibir debe ser la comprensión de cada acto, porque si necesitamos de una multa para no tirar la basura al suelo es que no tenemos comprensión de lo que debemos hacer.
El mundo ha cambiado bastante, las personas no son tan crédulas como los ancestros. Las personas cambian de trabajo fácilmente, viajan, se separan o no se casan, no están tan ancladas a las cosas como antes, son más maleables y sueñan con la libertad. ¡Mañana
seré libre! “Es mejor seguir su propia ley, así sea imperfecta, que la
ley de otro, así sea mejor; es mejor morir practicando su ley: la ley de otro tiene peligros.”
En este número de El Café Latino, escribimos sobre la prohibición de cultivar la planta ancestral de Coca y por qué desde que se prohibió, este cultivo se multiplicó. En Estados Unidos sucedió igual con la Ley Seca que prohibió la venta y el consumo de alcohol en los años 1920 y a partir de esa prohibición, la venta de alcohol se multiplicó al igual que
las mafias que se crearon para contrarrestar esa prohibición.
La prohibición del alcohol produjo un personaje llamado Al Capone y la prohibición de plantar la coca produjo otro personaje que quiso imitar a Al Capone y lo sobrepasó en todos los temas; Pablo Escobar.
Ninguno de los dos hubiera existido si esas prohibiciones no se hubieran producido como lo demostró el restablecimiento de la venta y producción de alcohol en los Estados Unidos y como lo demostramos en nuestro informe sobre la Coca; Pablo Escobar no hubiera existido.

COLABORACIÓNDE CIENCIAS PO GRENOBLE
El Instituto deCiencias Po Grenoble inicia una colaboración con El Café Latino durante seis meses. América Latina vista por los estudiantes de tercer año del IEP de Grenoble bajo la dirección de Sonia Berrakama, Diplomada del IEP de Grenoble del Master “América Latina”.


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