Magazine Digital Français/Español #45

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Découvrez dans ce numéro la suite de la #SALC2019 , la 2ème partie de l’Histoire de la Salsa et bien plus encore : 

🇫🇷 EDITORIAL 45 : Liberté de penser

Dans ce numéro, nous publions un extrait de la lettre envoyée par le gouvernement mexicain au roi d’Espagne. Une lettre sans grandes répercussions médiatiques et qui a valu au Président Manuel López Obrador d’être taxé de retardataire.
Un courrier respectueux à tous égards mais dont personne ne veut approfondir la lecture, car cela obligerait à remuer et à questionner des croyances ancrées depuis l’époque coloniale.
Il faut rappeler que, lorsque l’Espagne débarque en Amérique en 1492, les chrétiens espagnols viennent à peine de reconquérir leur pays, resté aux mains des Maures pendant presque huit siècles.
La colonisation n’est jamais une bonne chose. Arriver sur les terres d’autrui et se les approprier est inacceptable. C’est un synonyme d’invasion et de vol, et certainement pas de colonisation. Le terme « colonisation », peut-être pourrons-nous l’appliquer à Mars ou à la Lune ? Et puis, toute colonisation est source de destruction et de pauvreté. En Amérique précolombienne, personne ne se tuait pour l’or.
Dans les anciennes colonies françaises, les habitants parlent français mais aussi leurs langues autochtones, ils ont conservé leurs croyances et leurs coutumes. Leurs traditions ont été respectées.
À l’inverse, dans les colonies espagnoles, tout a disparu : les langues, les religions et les coutumes ont été détruites, anéanties. Les Espagnols ont été mieux traités par les Maures.
En Amérique, tout n’a été qu’humiliation. Son histoire a été déformée. Les premiers colons se sont appliqués à convaincre les Rois catholiques et la papauté que les indigènes vouaient un culte au diable, qu’ils étaient cannibales et paresseux, et que leurs coutumes étaient en tous points contraires aux lois et coutumes d’un bon catholique. Être indigène c’est encore et toujours être coupable. Ce sentiment a si bien pénétré nos esprits que nous en sommes venus à y croire et à nous retrouver sans histoire.
Aujourd’hui, nous ne sommes ni indigènes ni occidentaux. Nous ne sommes rien parce que nous ne nous assumons pas, nous vivons dans une impasse qui nous empêche d’avancer.
« En ces terres, la pureté de sang n’existe pas. Je suis et je me sens métisse. C’est pourquoi j’af rme, dans la Lettre de Jamaïque, que nous ne sommes ni indiens ni européens. Nous sommes américains. » Simón Bolívar.
Manuel López Obrador veut rappeler à l’humanité que l’invasion de l’Amérique est la plus grande catastrophe qu’ait connue la Terre. À titre de comparaison, cette extermination ethnique a fait plus de victimes que la Shoah.
Personne ne nous rendra ce que nous avons perdu. Notre indépendance mentale nous la trouverons chez le jaguar des chamanes d’Amérique centrale et d’Amazonie, et non en imitant ce que nous ne sommes pas.


🇪🇸 EDITORIAL 45: Libertad de pensamiento

Publicamos en este número, el extracto de la carta que envió el gobierno mexicano al rey de España, carta que no tuvo mucha repercusión mediática y sí acusaron al presidente Manuel López Obrador de intemporal.
La carta respetuosa desde todo punto de vista, pero que nadie quiere leer en profundidad, porque obliga a remover y cuestionar creencias implantadas desde tiempos coloniales.
Es necesario recordar que, cuando España se encontró con América en 1492, España venia de liberarse de una colonización que duró 800 años por los Moros. VIII siglos.

Ninguna colonización es buena. No podemos aceptar que alguien llegue a la tierra de otros y se la apropie. Eso se llama invasión, robo, pero no colonizar; “tal vez” podremos colonizar Marte o la Luna. Además toda colonización lleva consigo la destrucción y pobreza. En América precolombina nadie se mataba por el oro.
En las ex colonias francesas, los habitantes hablan francés y también sus lenguas autóctonas, conservan sus creencias y sus costumbres sociales. Fueron respetadas sus tradiciones.

Por el contrario, en las colonias españolas no quedó rastro de nada; los idiomas, las religiones y las costumbres fueron arrasadas, aniquiladas. Los moros trataron mejor a los españoles.

En América todo fue denigrado, toda su historia fue tergiversada, los primeros colonos se encargaron de convencer a los reyes católicos y al papado que los “indígenas” tenían cultos con el diablo, que los “indígenas” eran caníbales y perezosos y que sus costumbre violaban todas las leyes y costumbres de un buen católico. Ser indígena era y aun es; ser culpable. Este sentimiento fue penetrando nuestra mente que pronto llegamos a creerlo y nos quedamos sin historia.
Actualmente no somos indígenas, no somos occidentales; no somos nada porque no nos asumimos, vivimos en un impase que no nos deja avanzar. “En estas tierras no se puede hablar de pureza de sangre. Soy y me siento mestizo. Por eso a rmé en la Carta de Jamaica que no somos indios ni europeos. Somos americanos. Simón Bolívar.
Manuel López Obrador quiere recordarle a la humanidad que la invasión de América es la más grande catástrofe que ha existido en la Tierra. Fue una exterminación étnica más grande que la Shoah si lo queremos comparar con algo.

Nadie nos va a devolver nada. Nuestra independencia mental la encontramos en el jaguar de los chamanes de Centroamérica y el Amazonas y no en la imitación de lo que no somos.

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