Rédigé par Roman Gomez

Deux ans de vacances pour certains, comme dans le livre de Jules Verne.

Deux années perdues pour l’économie mondiale en général mais dont ont profité individuellement de nombreuses personnes : elles ont essayé de faire ce qu’elles avaient toujours voulu faire, mais que le manque de temps ne leur permettait pas d’entreprendre.

Pour certains, découvrir qu’ils ne pouvaient pas lutter à contre-courant et que, pour survivre pleinement, ils devaient déconnecter l’économie de leur vie personnelle provoqua une certaine angoisse. C’est une chose très difficile dans un monde où tout tourne autour de l’argent.

Certains ont essayé d’être peintres, d’autres musiciens, mais ils se sont vite rendu compte que cela ne s’improvise pas, qu’il faut de la persévérance et sûrement un professeur, et que l’on ne peut pas apprendre avec des vidéos sur internet.

Le Covid a arrêté la planète et les personnes ont changé leur rythme de vie

© Lania

Mais nous avons pu un instant arrêter de penser au monde et penser à chacun de nous. Dehors il n’y avait rien à voir, la seule chose qu’on entendait était covid, covid. Nous en avons profité et nous avons pu nous écouter un peu, faire un peu connaissance sans  pression sociale de nos camarades étudiants ou collègues de travail et même de notre propre famille, obligée de rester à l’écart. Cela nous a permis d’être ce que nous voulions et de faire ce que nous aimions. Même si ce n’était rien, par exemple, simplement d’être en pyjama devant l’ordinateur.

Mais nous avons eu des espaces de rencontre avec nous-même, espaces qui sont très précieux car ils nous aident à connaître le vrai soi, sans les mascarades sociales et ainsi, à nous améliorer. Et si nous avons amélioré quelque chose en nous, le monde s’est également amélioré, parce que le monde ne peut être autre chose que la somme de nous tous. Si chacun est plus ancré en lui-même, les mauvaises nouvelles extérieures ne nous perturberont pas autant.

Comme dans le Covid, nous pouvons trouver quelque chose d’utile dans tout.

Roman GOMEZ

Roman GOMEZ

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